mercredi 13 décembre 2017

Mirmand, le "bienveillant"

Selon M. Mirmand, préfet de Bretagne, l'accueil des personnes migrantes à Rennes a été "bienveillant"... Article de Ouest-France ici

L'accueil a été "bienveillant" ?!!

Le préfet fait bien de préciser que "les communes se sont mobilisées, comme les associations".

Parce que la "bienveillance" préfectorale, alors même que des dizaines de personnes n'ont pas de solutions de logement, que des mineurs sont privés de scolarité et qu'une chasse administrative est menée... Ca serait se moquer du monde !



Au passage, on note toujours cette même stigmatisation à l'encontre d'une nationalité... "Bienveillance" toujours !

Pour rappel :
" Article 225-1 du code pénal, Section 1 : Des discriminations
Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques ou entre les personnes morales sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d'autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée."


OUVERTURE D'UN CENTRE 24h/24 INCONDITIONNEL, MAINTENANT !


vendredi 8 décembre 2017

Gérard Collomb, l'humaniste...

Le programme de Gérard Collomb en matière migratoire a été dévoilé dans un article de Ouest-France : https://www.ouest-france.fr/societe/immigration/gerard-collomb-demande-aux-prefets-d-accelerer-les-expulsions-de-migrants-5425324 

Un programme brutal qui met en avant le renoncement du respect des droits humains fondamentaux, et qui contient les germes de ce que les associations craignent : la sur-utilisation de l'enfermement et des assignations à résidence comme mode légitime d'administration de la problématique des migrations.
En sous-texte, l'abandon progressif de la mission d'accueil que la France se doit d'exercer vers une "gestion des flux" déshumanisante, violente et absurde.

À celles et ceux qui en doutent encore, un gouvernement ni de droite et ni de gauche, c'est bien un gouvernement de droite.





SOYONS NOMBREU.SES.X À DIRE NON !


Petit florilège de citation dignes du pays des Droits de l'Homme (cf. article) :

« La lutte contre l’immigration irrégulière est une priorité de l’action gouvernementale » 
« exigence de fermeté et d’efficacité énoncée le 12 juillet en Conseil des ministres, notamment pour assurer l’éloignement des étrangers en situation irrégulière » 
« Dans ce contexte les étrangers relevant d’un autre État européen doivent être assignés à résidence dès la présentation au guichet unique, ajoute le texte, qui appelle à mobiliser les dispositifs d’hébergement dédiés tels que le Prahda (Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile) »

« Prônant un placement en rétention à chaque fois que les conditions […] seront remplies, la circulaire appelle notamment à avoir davantage recours au placement en local de rétention administrative »

La solidarité est notre force !

mercredi 6 décembre 2017

CR Rassemblement - Personne à la rue cet hiver !

Hier soir, 150 personnes se sont rassemblées devant l'Abri de Nuit, pour affirmer leur soutien aux personnes sans toit.

On a pu rencontrer et discuter avec l'équipe qui travaille à l'Abri. Nous avons eu confirmation que pour la deuxième nuit consécutive, celui-ci est complet.



Si hier soir, fort heureusement, personne n'a dormi à la rue, le pire est à craindre pour les semaines qui viennent, lorsque la température sera négative tous les soirs.

Nous exigeons de la part de la Préfecture une totale transparence sur le dispositif hivernal d'hébergement d'urgence, et, plus que jamais, maintenons la pression pour l'ouverture d'un centre d'accueil inconditionnel ouvert pas seulement de 22h30 à 7h30, mais 24h/24 !

Point rassurant : 150 personnes qui se rassemblent à une heure aussi tardive pour faire preuve de leur solidarité !

Soyons toujours plus nombreu.ses.x à dire non ! Face à l'inaction, montrons notre détermination !



Point agenda :

Action du Collectif de Soutien des Personnes Sans-Papiers : cet après-midi, 16h, Champs Libres.

Pas de réunion UTUD ce soir à la MIR.

Prochaine réunion : Inter-organisations lundi 11 décembre, 18h à la MIR



Personne à la rue cet hiver !

mardi 28 novembre 2017

Rassemblement : Personne à la rue cet hiver !

Depuis la fermeture du gymnase Echange, un nombre alarmant de personnes (sur-)vit sans toit à Rennes.

A toutes les permanences associatives, chaque semaine, ce sont des gens à la rue qui viennent nous faire part de leur détresse.
L'hébergement d'urgence, le 115, est toujours saturé. Pendant ce temps, ce sont des dizaines et dizaines de personnes, parfois des familles avec enfants en bas âge, qui viennent nous solliciter parce que les autorités ne sont pas à même de (ou ne veulent pas) trouver des solutions.

Cette situation dramatique, à quelques semaines du début de l'hiver, n'est pas observée uniquement à Rennes. En témoigne les mouvements d'occupation lancés dans différentes universités en France (Clermont-Ferrand, Lyon, Nantes...). Combien de temps encore les associations et citoyen.ne.s devront-elles contrevenir aux manquements et désengagements de l'Etat?

Mardi 5 décembre, l'Abri de Nuit d'hiver ouvre ses portes à Rennes. La Préfecture met ainsi une trentaine de places à disposition pour les personnes à la rue tous les soirs entre 22h30 et 7h30. Une trentaine de places, autant dire à peine le tiers de ce qu'il faudrait...
La récente mobilisation pour les personnes du gymnase Echange l'a montré : nous sommes des centaines à ne plus pouvoir accepter que des gens vivent à la rue !

Ce mardi 5 décembre, à l'occasion de l'ouverture de l'Abri de Nuit hivernal, soyons des centaines à nous rassembler pour dénoncer cette situation intolérable ! Personne à la rue cet hiver !

Rendez-vous à 21h45, au Carrefour Hôtel-Dieu, rue d'Antrain.


UN TOIT POUR TOU.TE.S !

mardi 21 novembre 2017

Communiqué : Pas de sélection dans la mise à l'abri !

Certaines associations ou personnes, depuis quelques semaines, nous communiquent qu'elles sont prêtes à héberger des migrant.e.s dans un de leurs biens. Toutefois, elles précisent qu'il faudrait que ce soit des migrant.e.s triés selon certains critères.

En ce qui concerne l'association Un Toit c'est Un Droit, nous souhaitons œuvrer pour le respect du droit au logement pour tou.te.s et accompagner les personnes (toutes les personnes) dans la recherche d'un abri le plus digne possible, et cela sans aucune sélectivité.

Dans ces conditions, ces associations ou personnes doivent comprendre que nous ne pouvons accepter leur proposition discriminante : ce serait à la fois nous discréditer définitivement auprès du public que nous accompagnons mais également auprès de bon nombre d'organisations partenaires.

Si ces associations ou personnes souhaitent restreindre l'aide qu'elles apportent à un public limité, qu'elles souhaitent sélectionner selon des critères qui leur sont propres, nul doute qu'elles trouveront aisément des associations plus proches de leurs souhaits sur Rennes. Nous ne pouvons que les orienter vers celles-ci.

En ce qui nous concerne, nous nous refusons à faire quelque tri que ce soit parmi les gens dans le besoin : tou.te.s sont nos frères et sœurs humains, sans aucune hiérarchie.

UTUD

lundi 20 novembre 2017

Assemblée Générale - Un Toit c'est Un Droit

Tout au long de l'année passée, un formidable courant de solidarité s'est manifesté autour des Jardins de la Poterie, il s'est poursuivi durant l'été et a repris des forces à la rentrée avec l'occupation du gymnase d'Échange.

Certes, nous n'avons ni gagné un relogement pour tou.te.s, ni obtenu la fermeture des CRA, ni l'ouverture d'un centre d'accueil permanent et inconditionnel.

Cependant, malgré la dureté de la préfecture, la mobilisation a permis d'obtenir de petites victoires : aucun habitant.e de la Poterie à la rue après sa fermeture, accueil de familles du gymnase (et même de célibataires hommes) en CADA. L'expérience de la Poterie a également permis un élargissement de notre audience dans la société civile : soutien d'un nombre croissant d'organisations et, même, de municipalités et de privés qui proposent désormais des solutions de logement.

Rien de tout cela n'aurait été possible sans votre apport à tou.te.s. Merci encore !

Aujourd'hui, avec le retrait des organisations de la gestion du gymnase, la préfecture et la mairie reprennent leur petit « train-train » : « Des gens à la rue ? Pas notre problème, pas assez de places pour tout le monde et surtout pas pour les sans-papiers ». Il nous faut donc transformer l'essai et obtenir l'ouverture d'un centre d'accueil pérenne et de qualité pour tou.te.s.

Que ce soit pour la gestion des lieux où ont pu être relogé.e.s certain.e.s migrant.e.s ou/et pour l'organisation de la bataille revendicative, nous avons besoin de tou.te.s. Nécessaire aussi de réfléchir ensemble à des questions de fond sur nos orientations. Pour la continuité et la force de notre action commune, nous avons besoin de faire toute leur place à tou.te.s et , en particulier, aux jeunes et à tous les bénévoles qui se sont investi.e.s autour du gymnase.


Rendez-vous donc JEUDI 23 NOVEMBRE à 19 h à la MIR
(7 quai Chateaubriand à Rennes, métro République)






Solidairement,
UTUD

lundi 6 novembre 2017

Communiqué : Après le gymnase, la lutte continue !

La lutte continue ! 

Le premier novembre comme prévu, les associations se sont retirées de la gestion du gymnase du collège Échange, occupé par des migrant.e.s sans hébergement depuis le 8 septembre. La veille, la préfecture avait proposé des hébergements en hôtel à 15 familles soit 18 adultes et 17 enfants. La mairie a pris en charge 4 familles. Un toit c'est un droit a relogé 10 personnes en hébergement solidaire. Il reste encore au gymnase 45 personnes dont 11 enfants, sous la surveillance d'une société de gardiennage pour éviter l'installation de nouveaux arrivants.

Depuis le début de l'occupation, la préfecture a trouvé des places dans un dispositif dédié à 56 demandeurs d'asile accompagnés de 27 enfants. Cette mise en application de la loi grâce à la pression des associations lors de cette occupation, doit désormais se poursuivre...

Le même jour, nous apprenions que l'ouverture de l'accueil de nuit, qui aurait dû intervenir ce 1er novembre, début de la période hivernale, n'aurait lieu que le 1er décembre. 

Pour organiser la protestation contre ce retard incompréhensible, alors que les associations alertent depuis 2 mois sur l'urgence, pour continuer la lutte et réclamer encore l'ouverture d'un lieu d'accueil inconditionnel 24 h sur 24, et toute l'année dont la nécessité n'est plus à démontrer ici et ailleurs, les associations se sont donné rendez-vous le 9 novembre. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant des suites données.

La solidarité matérielle aussi

 Au gymnase : il est désormais impossible de pénétrer dans les lieux sans être inscrit sur la liste de la compagnie de sécurité mais il est toujours possible, à titre individuel, de passer voir nos amis, de les dépanner sur les produits de première nécessité et, surtout, de leur montrer qu'on ne les oublie pas.

Vendredi 10 novembre, 10 h-midi, 14 h- 18 h : chantier solidaire dans les maisons qui sont prêtées aux migrants (rendez-vous à 10 h et 14 h devant l'hôtel de région, rue Patton). Au programme : nettoyage, jardinage, remise en état et installation. Toute contribution est bienvenue : y compris la livraison de repas froid pour les travailleurs ! On peut aussi venir avec sa trousse à outils, du matériel de nettoyage ou de jardinage, etc.

RESTONS MOBILISÉ.E.S !
LA LUTTE CONTINUE !

lundi 23 octobre 2017

Rassemblement de soutien aux migrant.e.s du gymnase : Un Centre, maintenant !

A partir du 1er Novembre, les organisations ne feront plus le travail de l'Etat !

Depuis le 8 septembre, plus de 70 personnes sans toit ont trouvé refuge dans le gymnase Echange, dans le centre-ville rennais. Soutenues par des associations, des collectifs, des syndicats, des partis et par plus de 200 citoyen.ne.s, force est de constater que la situation d'urgence n'est pas considérée par les autorités.

Alors que l'hiver arrive, il est inconcevable qu'autant de personnes (sur-)vivent dans un gymnase !

A l'occasion du début de la trève hivernale, et du retrait de la gestion du gymnase des organisations, rassemblons-nous, mardi 31 octobre à 18h, à République, pour exiger l'ouverture d'un centre inconditionnel 24h/24 pour permettre l'accueil digne des personnes à la rue !

A l'Etat de prendre ses responsabilités !




UN CENTRE, MAINTENANT !

lundi 16 octobre 2017

Communiqué de presse : NON A L'IMMOBILISME

Le 8 septembre dernier, un groupe d'environ 70 migrant.e.s à la rue, dont une écrasante majorité de demandeu.ses.rs d'asile, occupait le gymnase municipal d'Échange, rejoint quelques jours plus tard par un jeune français, sans hébergement lui non plus.

Alors que la loi fixe un délai de 3 jours (pouvant au maximum être étendu à 10) pour l'enregistrement des étranger.e.s en préfecture, celui-ci s'étale aujourd'hui sur près de 2 mois. Alors que l'État a obligation de loger les demandeu.se.rs d'asile, une femme seule avec un bébé attendait une place en CADA… depuis un an et demi ! Par ailleurs, le code de l'action sociale fait également obligation de loger de manière inconditionnelle toute personne en situation de détresse mais plus de la moitié des demandes d'hébergement d'urgence reçoit une réponse négative, alors même que les structures d'accueil existent à Rennes mais restent désespérément closes.

Face à cette situation, un collectif de 16 organisations rennaises se mettait en place pour accompagner les personnes à la rue dans leur occupation du gymnase et dans la revendication de leurs droits. La mairie de Rennes, quant à elle, décidait de ne pas demander l'expulsion et de soutenir elle aussi la demande d'un centre d'hébergement ouvert 24 h sur 24, toute l'année, de manière inconditionnelle pour tous.

Trois semaines après le début de l'occupation du gymnase, le préfet accordait -enfin !- un rendez-vous aux associations, leur déclarant que pour lui « il n'y avait pas de situation d'urgence » puisque les gens n'étaient pas physiquement à la rue et qu'il était « personnellement opposé » à l'ouverture d'un centre de mise à l'abri, sauf s'il en recevait l'ordre du gouvernement.

Certes, l'occupation du gymnase a permis d'obtenir quelques places en CADA mais on est très loin du compte et le 115 est toujours aussi saturé.

Les associations ont fait ce qu'elles ont pu depuis près d'un mois et demi, largement soutenues par la population (près de 200 bénévoles ont assuré, sans discontinuer, des permanences 24 h sur 24 et la livraison de repas quotidiens!). Mais, aujourd'hui, les organisations refusent de servir de prétexte à l'immobilisme de la préfecture : à compter du 1° novembre (début de la trêve hivernale), elles se retireront de la gestion du gymnase pour la confier à la préfecture. Monsieur le Préfet d'Ille-et-Vilaine a donc 15 jours pour se mettre au travail pour respecter la loi : nous ne le ferons plus à sa place !

Le retour du gymnase à sa vocation première (celle de la pratique sportive pour les enfants des écoles du quartier) sera fêté lors d'un tournoi amical de football en salle le samedi 21 octobre.


UN CENTRE OUVERT 24h/24 INCONDITIONNEL, MAINTENANT !

Liste des signataires :
Ensemble, ACE, CCFD-Terre Solidaire, Un Toit c'est Un Droit, MRAP, DAL 35, MJCF, CRIDEV, PG, FI, Utopia 56, FSU 35, Bienvenue, EELV-Rennes, AL, CNT, NPA

dimanche 24 septembre 2017

Pique-nique à la Préfecture

ON A TOUT ESSAYE !

Les occupations amies (MJC Bréquigny, le local Solidaires, Pontchaillou, la Maison Verte de Villejean...), l'occupation du gymnase Echange (depuis plus de 2 semaines), la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Personnes, 2 fois !), les foyers d'hébergement d'urgence (2 et évacué.e.s par la police !), les lettres, les rassemblements, le conseil municipal, la pétition, aller voir les député.e.s...



TOUT !

Mais rien ne bouge.
Enfin si, des rumeurs par-ci, par-là. Des familles qui nous informent avoir été contactées par la Préfecture, des responsables administratifs ou des élu.e.s qui nous donnent des nouvelles du dossier, du conditionnel à toutes les sauces...
Mais la Préfecture refuse systématiquement de s'adresser à nous !
Est-ce là une stratégie pour empêcher les migrant.e.s de se former en collectif et d'avoir des revendications? Pour favoriser l'isolement et la compétition à l'encontre de l'action collective et la solidarité?

Refusons cette politique cynique, et l'inaction feignante du Préfet !

Nous, migrant.e.s du gymnase Echange et collectif de soutien, appelons à un rassemblement mercredi 27 septembre à 12h, devant la Préfecture.
Il s'agit de s'attaquer aux responsables de cette situation, ceux qui ont le devoir d'agir conformément à la loi, ceux qui ont l'obligation de mettre à l'abri les personnes.

TOU.TE.S A LA PREFECTURE !



UN CENTRE D'ACCUEIL OUVERT 24H/24 DE MANIERE INCONDITIONNELLE MAINTENANT !


(Ramenez de quoi manger et de quoi boire, de quoi faire du bruit, de quoi s'amuser...)

jeudi 21 septembre 2017

Retour sur les événements d'hier

Hier, à 16h au gymnase, plus de 150 personnes se sont mobilisées pour affirmer leur soutien aux migrant.e.s du gymnase Echange.
Un nombre impressionnant, qui démontre que cette situation est intolérable aux yeux de beaucoup, et que la solidarité est notre force !



Après avoir exposé un rapide résumé de la situation, 3 groupes de 20 à 30 personnes se sont formés, dans l'idée de lancer trois occupations simultanées dans les foyers d'hébergement d'urgence de Rennes.
Un premier est parti vers Mr. Vincent, au Blosne.
Un second vers l'Abri, rue Papu.
Et un troisième à l'Adoration, rue d'Antrain.



Le groupe de l'Adoration a pu discuter avec des membres de la direction de Saint-Benoît Labre. Au cours de la discussion, les éléments suivants ont émergé :
  • La Préfecture s'intéresserait (conditionnel de mise) à la situation de 17 ménages demandeurs d'asile, avec potentielle prise en charge.
    Du côté de l'Abri, on parlerait de 28 personnes qui pourraient être prises en charge par la Préfecture. (Les deux chiffres ne sont pas incohérents)
  • Il y aurait convocation des migrant.e.s dont la demande d'asile a été déboutée à Mr. Vincent, aujourd'hui, pour diagnostic social.
  • Pour novembre, il devrait y avoir la création de 40 places d'hébergement d'urgence supplémentaires, et quelques places d'ouvertes pour des femmes seules avec enfants, qui seraient pérennisées après l'hiver.




En ce qui concerne les groupes qui sont allés à Mr. Vincent et à l'Abri :
  • A Mr. Vincent, deux places disponibles au moins (chambre 14)
  • A l'Abri, 6 places disponibles, qui ne sont pas attribuées pour "conserver une atmosphère conviviale et familiale".
  • Dans les deux cas, les groupes sont restés sur place pendant deux heures, avant de devoir quitter les lieux avec l'arrivée de la police, comme il a été convenu en AG sur place avec les migrant.e.s.


Le groupe de l'Adoration est quant à lui parti au bout d'une heure et demi d'occupation, après avoir constaté :
  • Un des bâtiments du complexe de l'Adoration, immense (ancienne école sur deux étages, salle de cours et dortoirs) et vide. Pas aux normes selon la direction de Saint-Benoît Labre, et ils n'en sont pas responsables : l'ancienne école a été rachetée par un promoteur.



Après avoir constaté le manque de places par nous-mêmes, exigeons ensemble l'ouverture d'un centre d'accueil inconditionnel ouvert 24h/24 et l'embauche de travailleur.se.s sociaux !
La mobilisation qui a lieu hier, si elle n'a pas débouché sur des relogements, a néanmoins fait preuve d'une véritable démonstration de force et de solidarité !
Autant de personnes mobilisées, c'est une victoire contre la politique d'invisibilisation des migrant.e.s, mise en place par la Préfecture.

Le combat continue ! Ne lâchons rien jusqu'à l'obtention du relogement de tou.te.s !

Prochain RDV : inter-orga ce soir à 18h au gymnase Echange.


UN TOIT POUR TOU.TE.S

dimanche 17 septembre 2017

Partageons les initiatives...

Avis aux amateurs de rallyes nautiques, rendez-vous au club nautique de Saint-Suliac le samedi 30 septembre à partir de 11h. Entrée et inscription à la course = prix libre, entièrement reversé à l'association SOS Méditerranée, et ses bateaux qui sauvent chaque jours des vies !



"Un rallye nautique aura lieu dans la commune de Saint Suliac le 30 septembre 2017 en soutien à l’association SOS MEDITERRANEE qui porte secours aux embarcations de réfugiés en détresse au large des côtes libyennes.
Organisé en partenariat avec la Municipalité de Saint-Suliac, la station SNSM de Saint-Suliac, le Club Nautique de Rance et l'association "les copeaux d'à bord", ce rallye est ouvert aux embarcations se mouvant par avirons, godille ou voiles, sur un parcours situé entre Saint-Suliac et une bouée mouillée en amont ou en aval, selon les conditions météorologiques. [Il ne s’agit pas d’une course, chacun effectue le parcours, avec son propre matériel, selon ses possibilités. Chaque skipper s'engage sur sa propre responsabilité, et doit être couvert par sa propre assurance.].
Participer à ce rallye nautique est l’occasion, pour les amoureux de la mer, de manifester leur solidarité avec les milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui prennent la mer chaque année pour échapper à des conditions de vie inhumaines en Libye et leur soutien à l'association « SOS Méditerranée » dans son action de sauvetage des naufragés.
Les droits d’inscription sont libres et seront intégralement reversés à SOS MEDITERRANEE.

Pour s'inscrire, télécharger le bulletin d'inscription sur le site du Centre Nautique de Saint Suliac: http: //www.nautisme-saint-suliac.com


AU PROGRAMME
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À PARTIR DE 11H: Emargement des participants au Centre Nautique de St Suliac
13H: Début du rallye nautique (durée: 13 h - 17 h)
18H: Projection du film documentaire de Jean-Paul Mari et Franck Dhelens: «Les migrants ne savent pas nager» Suivi d'un débat avec les membres de l'équipe de SOS MEDITERRANEE dans la salle culturelle de St Suliac
TOUTE LA JOURNEE:
Exposition photo sur «Les marins de l'Aquarius, sauveteurs en haute mer» / Animation musicale, restauration rapide

Soyez nombreux à nous rejoindre et faites circuler l'info!


Solidairement "

samedi 16 septembre 2017

Réunion d'urgence suivie d'actions immédiates : appel à la mobilisation !

APPEL AU SOUTIEN ET A LA MOBILISATION !
SITUATION D'URGENCE = ACTIONS IMMEDIATES !

Cela fait une semaine désormais que le gymnase Echange, dans le centre-ville de Rennes, est occupé par une centaine de migrant.e.s à la rue et leurs soutiens ! Auparavant, pendant 10 jours, les mêmes personnes ont erré de lieu en lieu à la recherche d'un toit pour dormir.

Pourtant, cette situation de crise ne semble inquiéter personne du côté des autorités : elles ont été sollicitées plusieurs fois au cours de ces dernières semaines, chaque fois la même réponse : RIEN ne sera fait !

Cette situation illustre bien la situation globale qui s'installe dans le pays. La Direction de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Personnes...), quant à elle, n'hésitait pas à avouer début septembre que ce n'était pas lié à un manque de crédits, ni à un manque de places d'hôtels… mais à des injonctions politiques !

Le collectif de soutien aux Jardins de la Poterie, avec ses 42 organisations signataires, a pu montrer que, tous uni.e.s, on pouvait faire pression et obtenir des avancées. L'élan de solidarité des rennais.e.s a permis la mise à l'abri précaire et la vie au jour le jour des migrant.e.s du gymnase Echange. Mais c'est au tour de l'Etat d'assumer ses responsabilités !

Devant l'immobilisme de la Préfecture, et cette situation critique qui dure, il nous faut passer à la vitesse supérieure !

Rendez-vous mercredi 20 septembre à 16h00 au gymnase Echange pour une réunion d'urgence suivie d'actions immédiates !

Deux revendications :
Plus personne à la rue !
Ouverture d'un centre de mise à l'abri ouvert 24 h sur 24 de manière inconditionnelle toute l'année !



Pour la réussite des actions, nous avons besoin d'un maximum de monde ! Partagez, diffusez, prévenez le plus de personnes possibles !

LA SOLIDARITE EST NOTRE FORCE !

UN TOIT POUR TOU.TE.S !

vendredi 15 septembre 2017

Nouvelle campagne de pétition : Un centre d'accueil inconditionnel ouvert 24h/24, maintenant !

Cela fait une semaine désormais que les migrant.e.s et leurs soutiens occupent le gymnase Echange.

Pourtant, toujours aucune solution de relogement n'est proposée. Cela ne peut plus durer ! L'Etat doit prendre ses responsabilités !

Exigeons ensemble le relogement de tou.te.s les migrant.e.s du gymnase Echange, en signant cette pétition !

https://www.petitions24.net/un_centre_daccueil_inconditionnel_ouvert_24h24_a_rennes_maintenan


UN TOIT POUR TOU.TE.S !

lundi 11 septembre 2017

Réunion Publique au gymnase Echange

Voilà maintenant 3 jours que 76 migrant.e.s et leurs soutiens occupent le gymnase Echange.
Il a été décidé hier en AG que le gymnase resterait occupé tant que les revendications ne seront pas entendues :


Relogement pour tou.te.s !
Ouverture d'un centre d'accueil inconditionnel ouvert 24h/24 et 7 jours/7 !

Devant l'inaction des autorités, et la situation d'urgence sociale, nous en appelons à la solidarité de toutes et tous !
Retrouvons-nous Mardi 12 septembre à 18h au gymnase Echange pour une réunion publique.


La solidarité est notre force !

UN TOIT POUR TOU.TE.S !

vendredi 8 septembre 2017

La solidarité n'est pas une charge, mais un devoir

L'occupation au gymnase du collège Echange, débutée en fin d'après-midi, se maintient. Les personnes ont un matelas sur lequel dormir, les repas ont été distribués, un élan de solidarité a permis la mise à l'abri pour cette nuit.

Mais après? Les autorités doivent prendre leurs responsabilités, et donner un toit aux personnes comme les textes de loi les y oblige. Encore et toujours en attente d'une réponse de leur part, nous refusons de rester les bras croisés !

Nous avons toujours besoin de dons : produits hygiéniques, couvertures, café... Et besoin de bras pour nous aider à tenir des permanences sur place. Si les autorités oublient que la solidarité est leur devoir, chaque jour nous montrons en agissant qu'elle est notre force.

Plus de nouvelles prochainement. La mobilisation continue !


Ci-joint, la lettre adressée au Préfet, faisant état de la situation, et pointant ses responsabilités.





UN TOIT C'EST UN DROIT !

jeudi 7 septembre 2017

Rassemblement de soutien - URGENCE

URGENCE !

Il n'y a pas d'autre mot pour décrire la situation actuelle.

Aujourd'hui, la barre de la centaine de personnes à la rue a été dépassée. Les autorités ne proposent aucune solution, et semblent se contenter de cette situation désastreuse et éreintante pour les familles.

Cela fait dix jours que les migrant.e.s changent d'abri tous les jours, que les occupations se multiplient, et pourtant, toujours rien ne se profile en terme de lieu pérenne. Pire, le nombre de personne à la rue va aller en grandissant tout au long du mois de septembre, étant donné que certaines familles vont voir leur hébergement provisoire arriver à leur terme...

Nous appelons donc à une mobilisation demain, vendredi 8 septembre, 16h30, à République.
Un rassemblement où il nous faut faire masse, pour exiger la mise à l'abri pérenne de toutes les personnes à la rue, pour que les enfants puissent suivre leur scolarité sereinement, et pour rappeler aux autorités qu'elles ont obligation de porter assistance.
Ce rassemblement sera suivi d'une action : soyons nombreu.ses.x à montrer notre indignation et notre solidarité !




UN TOIT C'EST UN DROIT !

Communiqué sur la situation - URGENCE

À Rennes depuis une dizaine de jours, les occupations se succèdent pour alerter les autorités et exiger des places d'hébergement pour les personnes à la rue (MJC Bréquigny, DDCSPP, centre social de Villejean, MIR, Sud Solidaire).

Ce soir c'était au tour de la maison des jeunes de Villejean (Maison Verte) : accueil chaleureux des responsables et accord pour une mise à l'abri du groupe. Voir article Ouest-France : http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-mobilisation-pour-heberger-des-familles-de-migrants-5227445

crédit photo : Ouest-France

Le point sur la situation aujourd'hui :
93 personnes à la rue.
Parmi les personnes à la rue : 7 familles demandeuses d'asile (29 personnes) et une douzaine de célibataires eux aussi demandeurs d'asile.
Face à cette situation de crise, plusieurs familles françaises se sont proposées pour un hébergement solidaire temporaire de dépannage.
9 familles (représentant 16 adultes et 18 enfants) et 21 personnes célibataires ou couples sans enfants sont restées à la Maison Verte pour la nuit.
Comme chaque soir, associations et sympathisant.e.s ont apporté de quoi nourrir les gens.

Toujours pas de réaction des services de l'État !
Les autorités (préfecture, 115, mairie de Rennes) ont comme d'habitude été contactées. Aucune proposition d'hébergement de la part de l'État. Un élu de permanence de la ville s'est rendu sur place : la mairie déclare faire le maximum pour chercher des solutions (NB : une famille à la rue le matin a reçu une proposition de logement dans la journée).

Rappelons que le code du droit d'asile fixe obligation pour l'État de loger les demandeurs d'asile : ils sont 41 actuellement à la rue à Rennes ! Par ailleurs, le code de l'action sociale prévoit la mise à l'abri inconditionnelle des personnes en situation de détresse sociale et médicale et de nombreux textes soulignent la primauté de l'intérêt de l'enfant sur toute autre considération : 18 enfants auraient dormi sur les trottoirs ce soir sans l'action des associations !

Que se passerait-il si un immeuble brûlait à Rennes ? Ne trouverait-on pas un lieu collectif pour mettre les gens à l'abri ? La classification de "situation de crise" serait-elle moins applicable à certains qu'à d'autres ? Les associations exigent l'ouverture immédiate d'un lieu pour faire face à la crise actuelle et à terme (rapide si possible !) celle d'un centre d'accueil ouvert 24 h sur 24 toute l'année pour empêcher que de telles situations se reproduisent.

Pratiquement : besoin de soutien !
Rendez-vous aujourd'hui jeudi à 19 h à la Maison Verte.
Nous avons besoin de soutien pour gérer l'accompagnement en soirée (cf : pique-nique) et surtout la nuit : sans renforts supplémentaires, les militants risquent de s'épuiser. Pour que la lutte continue jusqu'à satisfaction des revendications légitimes, nous avons besoin de tou.te.s de manière urgente.

La solidarité est notre force.

TOUJOURS LE MÊME MOT D'ORDRE :

DES PAPIERS ET DES LOGEMENTS POUR TOU.TE.S

mercredi 6 septembre 2017

Rendez-vous à République - 16h

Ce que nous craignons est en train de se passer : le mois de septembre s'ouvre sur une situation catastrophique.

Des familles et leurs enfants qui ne dépassent pas 3 ans sont à la rue... En plus des ancien.ne.s de la Poterie, dont les hébergements estivaux arrivent à échéance, ce sont de nouvelles familles qui chaque jour, se trouvent sans solution.

La mairie qui avait annoncé " pas d'enfants à la rue" n'est pas en mesure de tenir ses engagements. La préfecture d'ille et vilaine fait bloc contre toute initiative de relogement.

Hier soir, les familles ont été mises à l'abri de manière précaire, avec des couvertures, dans la cafétéra d'un service de Ponchaillou. Elles doivent quitter les lieux ce matin à 7h.

En bref, la situation atteint un seuil critique, nous avons besoin de monde !
Rendez-vous cette après-midi à 16h, République, pour faire un point sur la situation.




DES PAPIERS ET DES LOGEMENTS POUR TOU.TE.S !

mardi 18 juillet 2017

Communiqué de presse sur les événements qui ont entouré la sortie des Jardins de la Poterie

Les associations et les bénévoles ayant soutenu les migrant.e.s des Jardins de la Poterie durant l'année écoulée ont été scandalisés par les propos du préfet d'Ille-et-Vilaine retranscrits dans la presse les 14, 15 et 16 juillet 2017 et par la confusion qu'il a créée.

Faisant semblant de découvrir les échéances dont il est informé depuis des mois, le Préfet déclarait, jusqu'au 16 juillet, qu'il n'y avait « aucun problème » concernant le sort des 160 habitant.e.s de la Poterie puisqu'ils y vivaient dans de « relativement bonnes conditions, n'étaient donc pas en situation de détresse… ni menacés d'expulsion » !

Pour justifier sa position, Christophe Mirmand affirmait n'être qu'un « simple spectateur » de cette expérience de mise à l'abri des personnes qui a fédéré durant un an associations, partis politiques, syndicats, citoyen.ne.s, voisin.e.s, propriétaire du lieu et municipalité de Rennes en faisant économiser à l'État des milliers d'euros*.
Alors que les pouvoirs publics avaient largement le temps d'anticiper puisque les conventions ont été signées en décembre 2016, la préfecture d'Ille-et-Vilaine a fait le choix de refuser la concertation durant plusieurs mois pour, finalement, repousser les réunions décisionnelles avec la Ville de Rennes jusqu'à l'ultime limite, allant même jusqu'à s'opposer à l'ouverture d'un gymnase.

Dans son souci de dénigrer les migrant.e.s et leurs soutiens, le Préfet n'a pas hésité à mentir effrontément, prétendant que les migrant.e.s auraient été convoqués en préfecture et ne s'y seraient pas rendus. Faut-il lui rappeler, que les services préfectoraux et ceux de l'OFII se sont imposés aux Jardins de la Poterie les 5 et 6 juillet et qu'ils ont été reçus cordialement par l'association et les migrant.e.s.

Pour la préfecture, seules les associations et notamment « Un Toit, c'est Un Droit », seraient responsables de cette catastrophe annoncée, en quittant le lieu à la date fixée par le bail signé avec le propriétaire ! Le Préfet a également interdit la fermeture des compteurs d'eau et d'électricité demandée aux distributeurs par les associations, en respect des conventions signées. Il est très étrange qu'un représentant de l'Etat incite une association à ne pas respecter ses engagements pour se mettre dans l'illégalité. Entendait-il par là les pousser à la faute d'une occupation illégale, pour ensuite faciliter leur poursuite en justice ? Ou encore, le Préfet souhaite t-il mettre tout de suite un terme à cette expérience innovante qui a permis de mettre durant 1 an 160 personnes à l'abri, de peur que cette initiative ne se reproduise ?

N'en déplaise au Préfet, les migrant.e.s et les associations qui les accompagnent n'ont eux qu'une parole et ils l'ont prouvé en quittant les lieux à la date prévue dans le calme, malgré l'absence de perspective de relogement.

Il aura fallu attendre que les migrant.e.s et leurs bagages trouvent refuge sur les « transats en ville » de la place de la Mairie pour que les services de l'Etat annoncent la mise à l'abri de « 75 personnes en cours de procédure » et que la Ville de Rennes décide finalement de l'ouverture d'un gymnase pour les familles avec enfants, en plus des 20 places mises à disposition pour les plus vulnérables. L'évêché a également fait un geste en ouvrant une vingtaine de places dans les jours à venir. Les exclus de ces propositions tardives ont été pris en charge par des familles solidaires.

Personne parmi les 160 migrant.e.s de la Poterie n'a dormi à la rue le 17 juillet !



Toutes ces solutions ne sont que provisoires et nous continuerons à lutter aux côtés des migrant.e.s tant que des propositions de relogements dignes et pérennes ne seront pas trouvées.

*Pour rappel : l'État a obligation d'héberger les demandeurs d'asile et les réfugié.e.s. Le code de l'action sociale stipule également que l'État doit mettre à l'abri, de manière inconditionnelle, les personnes en situation de détresse.


L'association Un Toit c'est Un Droit

dimanche 16 juillet 2017

Point sur la situation à J-1

*J-1*

On aura jamais été autant dans Ouest-France...
Hier et ce matin, deux articles coup sur coup :

Le premier nous apprenant que Mr le Préfet avait appelé les directions d'agences gérant les fluides des Jardins de la Poterie pour maintenir les distributions (eau, gaz, électricité...) alors que nous en avions demandé la coupure en prévision de la sortie.

Le second ce matin faisant le point sur la situation de notre côté

En ce qui nous concerne, on ne sait plus vraiment où donner de la tête.

Une chose est sûre, nous avons un engagement, et nous comptons le respecter : le déménagement est en voie de finition aujourd'hui, et demain à 10h, il y aura un huissier pour certifier notre sortie collective des Jardins de la Poterie.

Nous ne comprenons pas à quoi joue le préfet : nous nous sommes engagé.e.s à quitter le bâtiment le 17 juillet à 10h, et ce depuis la signature du commodat en décembre dernier, avec le bailleur Lamotte et la Mairie.
S'il souhaite que nous restions aux Jardins de la Poterie, il peut réquisitionner le bâtiment !
Mais nous ne resterons pas si pour ce faire nous devons revenir sur notre parole. Tant que la situation reste comme elle est, nous serons parti.e.s demain à 10h.

Les services de la mairie se sont mobilisés dernièrement pour les relogements des migrant.e.s de la Poterie, ce qui contrevient à l'idée que la situation des personnes "ne relève pas actuellement d’un hébergement d’urgence".
D'autre part, s'il n'y a pas d'avis d'expulsion, c'est bien parce qu'il a été prévu qu'on partirait des Jardins sans le concours d'intervention policière. Et nous ne comptons pas remettre cela en cause : il nous semble qu'il est souhaitable d'éviter cela aux migrant.e.s.

Et en tout état de cause, puisque nous nous engageons à quitter les lieux de nous-mêmes, il y aura bien plus de 160 personnes à la rue lundi 17 juillet à 10h, et donc, il y aura situation d'urgence.

Nous sommes tou.te.s fatigué.e.s de devoir répondre aux rumeurs : monsieur le préfet, et mesdames et messieurs des autorités, faites respecter la loi française.
Code de l'Action Sociale : obligation pour l'État à mettre à l'abri, de manière inconditionnelle, les personnes en situation de détresse.


Rappel : besoin d'un maximum de monde en soutien demain pour la sortie !

samedi 15 juillet 2017

Droit de réponse au propos du préfet parus dans Ouest-France

Droit de réponse : Coup de gueule !
J-2...

Squat de la Poterie : les associations scandalisées !

Les associations et les bénévoles ayant soutenu les habitant.e.s des Jardins de la Poterie durant l'année écoulée sont scandalisées par les propos du préfet d'Ille-et-Vilaine retranscrits dans la presse hier, 14 juillet 2017.
D'après lui, il n'y aurait donc aucun problème, la préfecture ne se sentant nullement concernée par cette expérience de mise à l'abri des personnes qui a fédéré durant un an associations, partis politiques, syndicats, citoyen.ne.s, propriétaire du lieu et municipalité de Rennes et qui a fait économiser à l'État des milliers d'euros.

Pour rappel : l'État a obligation d'héberger les demandeurs d'asile et les réfugié.e.s ;
Pour rappel également : le code de l'action sociale oblige l'État à mettre à l'abri, de manière inconditionnelle, les personnes en situation de détresse.

Pas concernée non plus, la préfecture, par le sort des habitant.e.s qui vont se retrouver à la rue lundi 17 juillet à 10h... ou bien attend-elle que les bébés et les vieillards se retrouvent physiquement en situation de détresse sur les trottoirs de Rennes pour prendre des mesures ? Alors que, pour une fois, tout le monde avait le temps d'anticiper largement, la préfecture d'Ille-et-Vilaine a fait le choix de repousser les réunions décisionnelles jusqu'à la dernière limite, lundi après-midi, allant même jusqu'à interdire à la municipalité d'offrir un gymnase.
Est-ce là une attitude respectueuse des personnes et de l'esprit guidant la loi ?

Plus grave encore : M le Préfet ose mentir effrontément, prétendant que les habitant.e.s « auraient été convoqué.e.s en préfecture et ne s'y seraient pas rendu.e.s » ! Faut-il rappeler que, prévenu.e.s la veille au soir, les habitant.e.s ont eu la courtoisie de recevoir, sur place à 8h15 exactement, les services préfectoraux et ceux de l'OFII, et ce pendant 2 jours consécutifs, leur offrant même petits gâteaux et café !

Comme l'a écrit Bertrand Tavernier : « Honte à ceux qui ne veulent pas voir nos frères migrants ni les aider ! ». L'histoire sera écrite un jour : pas sûr que Monsieur le Préfet d'Ille-et-Vilaine, en poste en juillet 2017 à Rennes, reste dans les livres comme une référence aux valeurs républicaines énoncées lors du parrainage civil des bébés en mairie mercredi dernier...

(cf. l'article en question)
http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/squat-de-la-poterie-rennes-le-prefet-je-n-ai-ete-saisi-d-aucune-demande-d-expulsion-5134884

jeudi 13 juillet 2017

Communiqué de presse du collectif des 42 organisations à J-5 de la sortie

J-5...

Vers une nouvelle jungle à Rennes ?

Communiqué de presse du collectif des 42 organisations en soutien aux habitant.e.s des Jardins de la Poterie

Les 8 bébés né.e.s aux Jardins de la Poterie ont ce matin été parrainé.e.s civilement, point d'orgue après un an de vie dans ce lieu.
Malgré toutes les félicitations pour la bonne gestion de l'ex-squat, une douche froide nous attendait à l'issue de la cérémonie lors de la rencontre avec les services de la ville de Rennes au sujet du relogement des habitants.
En dépit des efforts des services mobilisés ces dernières semaines par la Mairie, la situation est aujourd'hui humainement catastrophique. Même la solution insatisfaisante du gymnase s'effondre, la Préfecture y faisant blocage, ne l'estimant pas « souhaitable ».
L'ultime rencontre entre la Préfecture et la Mairie qui aura lieu ce jeudi pourra t-elle changer la donne ?
Bien qu'associations et collectivités aient joué le jeu, permettant de mettre les personnes à l'abri à moindre frais pour l’État, (dont c'est pourtant la responsabilité), la préfecture d'Ille et Vilaine entrave ici toute solution créant de fait une situation humanitaire qui s'annonce dramatique.

Est ce là la République promise aux 8 bébés parrainé.e.s hier matin ?

Nous vous appelons donc tou.te.s à venir manifester votre solidarité avec les habitant.e.s des Jardins de la Poterie lundi 17 juillet à 9h30 lors de la fermeture du lieu.

Nous vous appelons aussi à contacter la Préfecture et vos député.e.s.



Ci-joint le courrier de la Maire Mme Appéré au Préfet, dans l'optique de l'alarmer sur la situation critique "d'urgence humanitaire".

Dernière minute : les services sociaux de l'État se déclarant incapables de fournir le bilan de l'évaluation sociale pour aujourd'hui jeudi... toutes les réunions prévues (mairie-préf et mairie-assos) sont reportées à lundi !!! (horaires non précisés)
NB : cette évaluation avait pour but de permettre à l'État de définir des priorités d'hébergement pour les personnes les plus fragilisées et/ou en situation régulière ou en passe de l'être.


DES PAPIERS ET DES LOGEMENTS POUR TOU.TE.S !

dimanche 9 juillet 2017

Dans une semaine... la fermeture des Jardins. Appel à rassemblement solidaire

Une semaine, jour pour jour, et ce sera la fin des Jardins de la Poterie.

Une expérience unique, exceptionnelle, on aurait envie de dire magique, s'est tenue pendant plus d'un an au 32 square Ludovic Trarieux.

Plus de 160 migrant.e.s, dont la moitié d'enfants, ont pu vivre dignement, avec un logement individuel, une clé, un foyer pour vivre en famille, un toit au-dessus de leur tête de jour comme de nuit.
Une inter-organisation de 41 collectifs a soutenu avec détermination le droit à la ville et le droit à un toit pour les migrant.e.s.
Une centaine de bénévoles a accompagné, jour après jour, les migrant.e.s dans leur démarche (soutien scolaire, cours de français, ateliers artistiques et permanences administratives...).
Des milliers de personnes ont montré leur solidarité au travers de leur participation aux manifestations, de leur venue aux concerts de soutien, de leur signature de la pétition, de leurs messages...

Mais la convention signée avec le bailleur et la mairie était claire sur ce point : obligation de sortir le 17 juillet 2017.
D'où les négociations intenses et les recherches de solutions en tout sens pour le relogement des migrant.e.s.
Si certaines ont abouti, il n'empêche que personne ne sortira des Jardins de la Poterie avant le lundi 17 juillet, 10h, comme convenu.

Les migrant.e.s de la Poterie, l'association Un Toit c'est Un Droit et le collectif des 41 organisations appellent à l'ultime rassemblement devant les Jardins de la Poterie, lundi 17 juillet à 10h. Ce sera un moment fort, sensible, douloureux. Un moment où la solidarité sera plus que jamais de mise.



Les Jardins de la Poterie fermeront leurs portes, mais jamais la lutte ne s'éteindra !
Le mot d'ordre reste inchangé, et continuera a être scandé, aussi longtemps que nécessaire, et ne souffrira d'aucune entrave :


DES PAPIERS, DES LOGEMENTS, POUR TOU.TE.S !

vendredi 7 juillet 2017

Parrainages républicains des bébés né.e.s aux Jardins

Marraine, parrain : "Celle ou celui qui présente un enfant à la cérémonie du baptême, affirme sa foi en son nom et a mission de veiller sur elle ou lui".

Il y a longtemps que ce projet devait aboutir, et une fois n'est pas coutume, il aboutira (avec beaucoup de retard).

Les enfants né.e.s au cours de l'année au squat de la Poterie et citoyen.ne.s rennais.e.s recevront un parrainage civil lors d'une grande cérémonie dans le grand salon de l'Hôtel de Ville (s'il vous plaît).

A cette occasion, des élu.e.s affirmeront leur soutien, leur solidarité et leur affection vis-à-vis d'enfants qui n'ont connu d'autre lieu de vie que notre ville, dont les premiers gestes, mots, pas, se sont faits et se feront à Rennes. Une protection certes symbolique, mais qui fait beaucoup sens en ces temps de repli national et de chasse aux migrant.e.s.
Tous les jours, beaucoup de personnes font en sorte que Rennes reste une ville solidaire et ouverte au monde. Gardons fermement cette ligne !

Les migrant.e.s de la Poterie, l'association Un Toit c'est Un Droit et l'inter-organisations des 41 vous invitent à vous mettre sur votre 31 pour, à une semaine de l'échéance des Jardins de la Poterie, s'offrir un moment de solennité (mais aussi de fête) auquel tou.te.s les citoyen.ne.s rennais.se.s sont convié.e.s !

Nous souhaitons faire de ce moment un instant inoubliable : que musicien.ne.s, fanfares, photographes... l'inscrivent dans notre mémoire !


A vos smokings, belles robes et autres tenues élégantes, et rendez-vous Mercredi 12 juillet à 11h devant la Mairie de Rennes.

DES PAPIERS ET DES LOGEMENTS POUR TOU.TE.S !